Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie

Santé Add comments

« Arrêt cardiaque : savez-vous vraiment ce qu’il faut faire ? » avec Professeur Pascal Guéret, Président de la Société Française de Cardiologie.

Organisée par la Fédération Française de Cardiologie à l’occasion des Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie. Parce que chacun peut apprendre à sauver une vie, les cardiologues et les urgentistes donnent rendez-vous Samedi 17 janvier 2009 de 14h à 16h
Palais des Congrès de Paris – Amphithéâtre Bordeaux.

Reconnaître l’arrêt cardiaque pour sauver des vies
50 000 personnes par an en France décèdent prématurément d’un arrêt cardiaque (ou cardiorespiratoire). Dû à un trouble du rythme, l’arrêt cardiaque provoque un arrêt de la respiration et une perte de connaissance. Or beaucoup de ces victimes pourraient être sauvées si les premiers témoins agissaient sans attendre pour relancer le coeur. Il est donc primordial de savoir reconnaître l’arrêt cardiaque et de réaliser au plus tôt 3 gestes simples : appeler le 15 (SAMU), masser et défibriller le coeur de la victime. Chaque minute gagnée, c’est 10% de chances de survie en plus !
L’arrêt cardiaque n’est pas une fatalité : chacun peut agir pour sauver des vies L’arrêt cardiaque provoque aujourd’hui près de 50 000 décès prématurés par an en France, soit environ 130 par jour. Cela représente dix fois plus de victimes que les accidents de la route !
Seules 2 à 3 % des personnes ayant subi un arrêt cardiaque y survivent, faute d’intervention précoce par un massage cardiaque et/ou une défibrillation du coeur.
7 fois sur 10, l’arrêt cardiaque survient devant témoins, or moins de 20% d’entre eux font les gestes qui sauvent. Les chances de survie à un arrêt cardiaque pourraient donc être considérablement augmentées si les premiers témoins de l’accident agissaient immédiatement en réalisant les gestes de premiers secours. Car 4 victimes sur 5 ayant survécu à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes simples, pratiqués par le premier témoin.
Comment reconnaître l’arrêt cardiaque ?
La victime perd connaissance. Elle tombe et n’a aucune réaction quand on lui parle, quand on la
stimule. Sa respiration est inexistante ou très irrégulière. Sa poitrine ne se soulève pas.
Que s’est-il passé ? L’arrêt cardiaque ou cardio-respiratoire est dû à une désorganisation de l’activité électrique du coeur. Un trouble du rythme (tachycardie, bradycardie…) empêche soudain le coeur de pomper le sang et de le faire circuler dans l’organisme, privant ainsi les cellules de l’oxygène nécessaire. Cet accident est mortel en quelques minutes en l’absence de prise en charge. Une intervention précoce peut faire repartir le coeur et éviter ainsi de lourdes séquelles.
Pourquoi fait-on un arrêt cardiaque ?
90% des arrêts cardiaques ont une cause cardiovasculaire. Le plus souvent, la fibrillation
ventriculaire qui provoque l’arrêt cardiaque est une complication d’un infarctus du myocarde.
Quand c’est le cas, les signes annonciateurs sont identiques à ceux de l’infarctus du myocarde :
grande douleur thoracique qui s’étend jusqu’au(x) bras, une sensation d’oppression, d’étouffement
voire d’écrasement. Mais l’arrêt cardiaque peut également survenir brutalement sans aucun signe
avant-coureur.
Il existe aussi d’autres causes à l’arrêt cardiaque comme la noyade, l’électrisation, l’intoxication,
l’hypothermie, l’overdose…
Témoin d’un arrêt cardiaque : 3 réflexes
Il est vital d’agir au plus tôt car au-delà de 5 minutes, si rien n’est fait, le cerveau qui n’est plus oxygéné par le coeur, subit de graves dommages qui peuvent être irréversibles, jusqu’à causer la mort de la victime.
Trois réflexes à acquérir : appeler le SAMU, masser et défibriller le coeur de la victime. Car chaque
minute gagnée, c’est 10% de chances de survie en plus !

Que faire en cas d’arrêt cardiaque ?
APPELER – MASSER – DEFIBRILLER
Trois gestes simples, pratiqués dès le premier instant, offrent à la victime d’un arrêt cardiaque
sa seule chance de survie. Le rôle du premier témoin est donc essentiel. Il doit appeler le 15
(SAMU), masser le coeur et pratiquer une défibrillation à l’aide d’un défibrillateur automatisé
externe. Ces gestes sont très simples : il est donc facile de s’y former et de les réaliser. Être prêt quand le moment se présente permet d’agir avec sang-froid et avec une plus grande rapidité.
APPELER le 15 (SAMU) pour donner l’alerte En premier lieu, il faut placer la victime dans une zone sécurisée, pour elle comme pour le témoin.
Signaler qu’une personne a besoin de secours médicalisés d’urgence permet d’enclencher immédiatement la chaîne de survie.
Au téléphone, il faut donner les informations nécessaires pour localiser la victime afin que les secours se rendent auprès d’elle dans les plus brefs délais (adresse précise, étage, code éentuel..). Il faut aussi décrire précisément la situation : ce que le témoin a vu, ce qu’il a fait, s’il sait pratiquer un massage cardiaque, afin que l’interlocuteur puisse le guider au mieux jusqu’à l’arrivée des secours.
MASSER le coeur
La victime doit être allongée sur une surface dure et plane.
Le massage cardiaque ainsi que la ventilation artificielle par bouche-à-bouche permet de se substituer au coeur qui ne réalise plus son travail de pompe au sein de l’organisme. En effet, grâce au massage cardiaque, le sang continue à circuler et ainsi alimenter en oxygène les cellules et surtout le cerveau de la victime. Le bouche-àbouche, quant à lui, permet de nourrir le sang en oxygène. Néanmoins dans les premières minutes, il est possible de se concentrer sur le massage, car il reste encore assez d’oxygène dans le sang.
> Comment faire ? Pratiquer 100 compressions par minute, par séquences de 30. Pour cela, il faut se placer à genoux à côté de la victime, et positionner ses mains l’une sur l’autre. Il faut ensuite appuyer de tout son corps sur son thorax et enfoncer ses mains de 3 à 4 centimètres, en remontant entre chaque compression.
A Savoir : Au bout de 2 minutes, le témoin peut interrompre le massage cardiaque et défibriller le coeur avec un défibrillateur automatisé externe, si un tel appareil est disponible à proximité. Dans le cas contraire, il faut continuer le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours.
DEFIBRILLER le coeur à l’aide d’un défibrillateur automatisé externe
Le défibrillateur permet, par un choc électrique, de relancer l’activité cardiaque. Très simple d’utilisation et sans danger, il guide le sauveteur vocalement étape par étape.
Il lui indique comment placer les électrodes sur le thorax de la victime au bon endroit. Puis l’appareil réalise lui-même le diagnostic et déclenche le choc électrique seulement si cela est nécessaire, il n’y a donc aucun risque de se tromper.

+ d’infos : fedecardio.com

Leave a Reply

WP Theme & Icons by N.Design Studio
Entries RSS Comments RSS Connexion